Les fronts d’Occident et d’Orient, les tranchées de la Grande Guerre et la ville cosmopolite de Salonique forment la toile de fond de l’histoire de Virgile, instituteur devenu sapeur télégraphiste. L’horreur s’installe, Virgile trouve un appui dans ses rencontres et ses lectures. Une écriture compulsive et des amours épistolaires le soutiennent. Deux jeunes femmes, Esther et Rachel, croisent successivement son chemin et lui donnent la force de résister à l’épouvantable, l’obligent aussi à se questionner. L’imaginaire a ses limites, réduit à l’état de rat, Virgile survit à Mohrange, Soissons, Gallipoli. Passé par Cabourg, Paris, il découvre la Jérusalem des Balkans et les idées reçues arrogantes qui décrivent l’Orient. Des auteurs comme Dostoïevski ou Loti lui suggèrent une nouvelle approche intellectuelle et poétique. Virgile, personnage ordinaire, effectue des découvertes humaines à la fois banales et extraordinaires. Interpellé par les propos érudits de Péguy, d’Albert Londres, de personnages mystérieux connus ou non, son amitié avec Christian, reflète l’ambiguïté des liens humains. Dans le cadre tumultueux de la Troisième République, ce récit dépasse en amont la période de 1914-1918. Les faits et les idées annonçant l’histoire du XXe siècle sont explorés ; société, liberté de pensées, histoire des « gens », histoire des peuples, racisme, antisémitisme.
Docteur d’Université en Sciences naturelles, retraité de l’Éducation Nationale, une partie de son temps est désormais réservée à l’écriture. Celle-ci se nourrit des lectures et des circonstances qui ont traversé sa vie, deux productions publiées donnent des indications (Le voyage d’Isaac chez Balland – L’Étranger traduction en FALC du roman de Camus chez Kiléma).